Du 12/10/200 au 14/10/2009

Competition officielle au festivale Middle East International Film Festival (MEIFF)- Abu Dhabi

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Du 01/11/2009 au 07/11/2009

Competition offecielle au festivale cinématographique de Florence (Italie) qui se tiendra du 1er au 7 novembre 2009.

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Le Prince traite d’un magnifique sujet : la relation qu’entretient toute une société avec le rêve. Cette part de croyance donne au projet l’ambition généreuse d’une comédie sentimentale populaire et traditionnelle, dans laquelle tout un chacun pourra trouver un personnage auquel s’identifier et se faire prendre au jeu de cette histoire d’amour impossible.
C’est donc un beau conte moderne à la fois subtil et généreux, qui reprend les schémas classiques des oppositions ancestrales contenus dans l’éternel thème de la princesse et du pauvre (ici fleuriste).
De ce point de vue, le film développe le sujet dans sa plus belle dimension: il fait tourner toute l’histoire autour d’un geste, celui de Adel apportant des fleurs à la belle Dounia, déesse inaccessible qu’il convoite en secret. Ce geste, à la fois banal et passionné, audacieux et évident, constitue le pari du film.
La force du traitement est d’avoir su développer autour de cet enjeu central toute une série d’histoires parallèles qui montrent comment une même thématique s’étend à travers les destinées individuelles de tous les personnages du film. Dans chaque cas, une dialectique se met en place entre la part de rêve et la part de réalité. Faut-il croire au rêve et le laisser guider notre vie, quitte à vivre hors du monde en s’y évadant ? Faut-il croire au contraire rester les pieds sur terre et renoncer au rêve qui n’apporte que malheur et déception ? Mais la vie sans le rêve est-elle encore la vie ?
Le Prince n’a pas l’ambition de trancher et de répondre. Il pose avec finesse ces questions et montre quelles sont les réponses possibles, avec leurs enjeux et leurs tensions ; il met le rêve de Adel à l’épreuve des faits et propose, en fin de comptes, une réflexion sur le rôle et la fonction du rêve dans toute une société.
Le propos n’est pas tant de croire que Adel va réussir à conquérir sa déesse, mais de montrer qu’il a raison d’y croire, rendre justice à cette part de rêve qui le rend vivant et humain. Pour cette raison, Le Prince touche une problématique universelle, qui dépasse largement sa dimension tunisienne.

A la fin de l’histoire, les amis de Adel lui demandent d’aller au rendez-vous et de conquérir la belle, pour leur prouver qu’on peut encore croire au rêve. C’est cette magnifique et émouvante nécessité qui nous concerne tous, à une époque où le rêve est en perdition, balayé par l’hédonisme généralisé (parfaitement représenté par le cynisme amoureux de Mounir l’ami de Adel et de toute sa génération.) Le pari du film est justement celui-ci : réveiller chez le spectateur la part de rêve qu’il enfoui au plus profond de lui, comme Dounia ou Mounir, pour ne plus souffrir de la réalité.